Le manège? Premier voyage sans ses parents de l’enfant; apprentissage de la vie où nous tournons, tournons indéfiniment!

L’infidélité? En fait, c’est la recherche sans fin de l’homme idéal; en somme une sorte de fidélité à soi-même.

La page blanche chaque matin, c’est le retour à la case départ avec tout ce que cela comporte d’angoisse.
La page écrite se détache pour ne plus exister, sauf à la relire et à s’en étonner.

Jamais on ne trouve le mot juste et si, par bonheur, on croit l’avoir trouvé, erreur, l’autre le lit, l’entend avec une autre signification.

La liberté est plus angoissante que la route goudronnée avec ses panneaux d’interdiction et ses sens obligatoires.

La lucidité est la pire des choses, elle ne laisse aucune place à l’espoir.

L’inquiétude des autres à notre égard est rassurante!

Toute action, toute création oblige à avancer d’un pas et à accomplir une nouvelle action plus exigeante, une nouvelle création plus élaborée.

Ecrire des romans, c’est inventer d’autres mondes, d’autres hommes, d’autres situations, se mettre en opposition avec l’existant.

On se bat contre la tyrannie… Comment peut-on réagir et se battre contre la douceur ? Impossible et pourtant elle nous étouffe tout autant.