L’écriture pour apprivoiser ses démons, faire la paix avec soi-même.

On reconnait toujours dans les autres une part de soi-même et, suivant l’époque, on l’aime ou non.

Les choses importantes se taisent. Taire une souffrance, c’est la sublimer, sans doute s’en délecter, peut-être l’apprivoiser; taire sa vie: mourir, seul.

S’auréoler une dernière fois des gestes de séduction; tout prendre, tout donner, irradier et partir.

Rien ne s’efface, tout se gomme, il reste l’empreinte.

Quoiqu’on fasse, on ne sait pas si c’était le destin, si tout était écrit. Illusion de la liberté, celle-là même qui est écrite.

Je ne veux pas du destin, je veux une histoire, des histoires et s’il faut les créer de toute pièce, je le ferai, seule !

J’ai fait le choix d’être solitaire; j’ai été rattrapée par la solitude; elle m’englue.

Le choix ne peut qu’être mauvais puisqu’il sous-entend l’abandon de quelque chose.