Marcher sans repère, mais marcher coûte que coûte.

Attention… Si vous êtes entouré de trop de sollicitude, c’est que la vieillesse se pointe…

On est toujours exilé de quelque chose, de sa jeunesse, de son enfance, quelques fois de soi même!

La lucidité est la pire des choses, elle ne laisse aucune place à l’espoir.

La mémoire passe obligatoirement par « les mots » ; les idées ne sont que des suites de mots non-dits.

Le choix ne peut qu’être mauvais puisqu’il sous-entend l’abandon de quelque chose.

Les choses importantes se taisent. Taire une souffrance, c’est la sublimer, sans doute s’en délecter, peut-être l’apprivoiser; taire sa vie: mourir, seul.

Attention…entouré de trop de sollicitude, c’est que la vieillesse approche à grands pas!

Le passé raconté plus tard n’est plus le passé car il change à tout moment et se nourrit de tout ce qui est advenu ensuite ; il n’est fait que d’erreurs,  d’exagérations, de trucages ou au contraire de banalisations des sentiments à cause d’une pudeur instinctive. Dire j’ai montré mon cul est finalement plus facile que dire combien j’ai aimé un homme, ce que j’ai ressenti. Il faut avoir le courage de la vérité même si  elle est déjà autre, passée au tamis des ans et censurée à l’aulne des sentiments.

L’exil, c’est n’être bien nulle part, sans racine, sans attache.