On voit tout sur les visages. Au fil du temps tout se grave.

Jamais on ne trouve le mot juste et si, par bonheur, on croit l’avoir trouvé, erreur, l’autre le lit, l’entend avec une autre signification.

Vague mal au coeur. Je mange sans faim demandant un plat que j’ai du aimer, que j’ai aimé, que je sais aimer. Il en est de même pour l’amour, on le consomme en se rappelant le goût qu’il avait et comme on en était friand.

Relever sa voilette, retirer son chapeau, c’est déjà se donner.

S’auréoler une dernière fois des gestes de séduction; tout prendre, tout donner, irradier et partir.

Le suicide, c’est la seule et dernière entourloupette qu’on fait à la mort

Mieux vaut un mot vrai que de grands discours. On cache beaucoup de choses derrière des flots de paroles: peur, émotion, sentiment et même sa nullité.

La liberté est plus angoissante que la route goudronnée avec ses panneaux d’interdiction et ses sens obligatoires.

A-t-on des souvenirs quand il n’y a pas eu souffrance? Le présent est la fabrique des souvenirs; dommage qu’il soit souvent si terne parce qu’alors on ne retient rien, tout est aspiré par l’oubli.

De même qu’il ne faut pas se défendre avant d’être accusé, il ne faut pas désespérer avant d’être à terre.