Le passé raconté plus tard n’est plus le passé car il change à tout moment et se nourrit de tout ce qui est advenu ensuite ; il n’est fait que d’erreurs,  d’exagérations, de trucages ou au contraire de banalisations des sentiments à cause d’une pudeur instinctive. Dire j’ai montré mon cul est finalement plus facile que dire combien j’ai aimé un homme, ce que j’ai ressenti. Il faut avoir le courage de la vérité même si  elle est déjà autre, passée au tamis des ans et censurée à l’aulne des sentiments.

Le véritable amour, c’est d’aimer sans savoir, de laisser à l’autre sa part de secret.

Se soumettre, c’est accepter de se couper de ses rêves.

La proximité permanente, entre autre dans la vie conjugale, met en relief toutes les petites différences qui, au fil du temps, deviennent des obstacles infranchissables.

On voit tout sur les visages. Au fil du temps tout se grave.

Mieux vaut un mot vrai que de grands discours. On cache beaucoup de choses derrière des flots de paroles: peur, émotion, sentiment et même sa nullité.

On est toujours exilé de quelque chose, de sa jeunesse, de son enfance, quelques fois de soi même!

L’exil, c’est n’être bien nulle part, sans racine, sans attache.